PLANETES SONORES (radiophonie, arts, cinéma) Par Alexandre Castant

Cet ouvrage définit le son de manière fragmentaire mais précise et dans une perspective trans-historique, à travers trois domaines:
a radiophonie, les arts plastiques et le cinéma.

Photographie de couverture par Tami Amit. Une première approche spatiotemporelle du son est présentée à travers la radiophonie, les adaptations littéraires pour la radio de Pierre Schaeffer, ou la réflexion acousticienne d'Abraham Moles.

Viennent ensuite les arts plastiques et la mise en perspective du son dans l'art. Du dialogue entre les arts aux machines utopiques du XVIIIe siècle, du symbolisme aux avant-gardes historiques de l'entre-deux-guerres, du Futurisme à Fluxus, de la sphère audio-visuelle aux relations entre le rock et les arts plastiques, d'une politique des sons à la question de l'inaudible, non seulement le bruit, l'écoute, le silence, la voix, la musique, l'imaginaire de la musique, sa part figurée traversent l'histoire de l'art moderne, contemporain et actuel, mais surtout, ils en produisent la synthèse. Ce livre la met au jour en faisant émerger ses pointes notionnelles, conceptuelles, et, plus encore, en les articulant entre elles.

Enfin, une plastique du cinéma faite de sons donne à relire le modernisme et la modernité cinématographique. D'Eisenstein à Welles, de Bresson à Bergman et Antonioni ou, dans des chapitres monographiques, d'Alain Robbe-Grillet à Jean-Luc Godard, l'expérience du son se révèle appréhendée comme autant de crises et de conflits avec l'image qui, en fin de course, ouvrent le cinéma sur l'horizon de la vidéo comme de l'art contemporain.

Trois domaines donc (radiophonie, art, cinéma) pour explorer ce voyage dans les planètes sonores de la création qu'ils donnent à percevoir et à penser, mais aussi pour interroger la figure d'un essai sur l'écriture du son et la transdisciplinarité qu'il active inévitablement: comment (d)écrire le son? De ce point de vue, symbolique, des films de Jean Cocteau (Orphée, 1950) ou de David Lynch (Lost Highway, 1997) semblent être deux miroirs (l'un de l'autre à certains égards) pour développer la notion de « nécrophonie » (les bruits de l'au-delà, l'au-delà des bruits) que ce livre met parfois en avant, et, plus généralement, pour faire un certain éloge de la transdisciplinarité artistique (passages entre les sons, les images et les textes; passage d'un monde à l'autre).

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